lundi 12 mars 2012

"Dieu surfe au Pays Basque " ~ Interview de l'auteur, l'écrivain Harold COBERT - 12 Mars 2012


© DAVID IGNASZEWSKI / KOBOY

Préambule :

Harold Cobert a obtenu le Prix du Style 2010 pour son livre « L’entrevue de St Cloud » (Editions Héloïse d’Ormesson). Divinement imaginé et superbement écrit, ce petit livre fantasmait sur ce qui aurait pu se passer si Marie Antoinette avait écouté Mirabeau lors d’une entrevue très privée et très politique sur l’avenir de la France… (le texte est sorti il y a peu en livre de Poche sous le nouveau titre plus évocateur « Le rendez-vous manque de Marie Antoinette , interview de l’auteur sur ce blog en Septembre 2010 :


Il nous revient 18 mois plus tard avec un nouvel opus faisant partie d’une trilogie à venir. En attendant les deux autres, intéressons nous au premier qui s’intitule « Dieu surfe au pays basque ».

Sur ce blog, c’est la première fois que je fais passer une deuxième fois un auteur aux aveux. Qui fidélise qui ? Bon cela me fait plaisir de poser la question, mais la réponse est claire !
Car Harold est incroyable d'efficacité et de disponibilité ! un vrai basque qui donne de lui quand il aime !


Résumé de l’éditeur :

Ils se sont rencontres sur la cote basque, ou ils ont l’habitude de passer leurs vacances. La, sur fond de plages sauvages et de balades en scooter et de troquets nait bien plus qu’une romance estivale. Mais sur cette histoire idyllique, la vie va bientôt reprendre ses droits en confrontant le couple a la douleur d’une fausse couche. Avec dérision et facétie l’auteur s’interroge sur le destin qu’il conjure a coups de superstitions et de croyances


Shadi Biglarzadeh : Bonjour Harold Cobert ! Comme toujours, et puisque vous l’avez gentiment accepté, la règle des questions Shadiennes bizarres, c’est maintenant, alors dites-nous, êtes-vous ?

Revatto ou Piaggio ?

Piaggio.

Texto ou téléphone ?

Texto ! Les SMS me font penser à ces petits mots qu’un valet vous apportait sur un plateau. C’est divinement désuet et XVIIIe pour moi !

• Est-ce que Arsène Wenger mérite son prénom ?


Oui, parce qu’il avait le talent de faire voler les buts avec élégance à ses équipes.

• Oscar ou Wild(e), ou les deux ?

Les deux ! Que serait Oscar s’il n’était pas Wilde ? Et Wilde s’il n’était pas Oscar ?

Puisque c’est votre première deuxième, souhaiteriez-vous répondre quelque chose de bizarre à une question non posée en un mot ?

Clair-obscur.

Harold Cobert, vous avez déjà répondu a la question habituelle « d’ou sortez-vous » lors de l’entretien précédent, mais au cas ou, y aurait-il quelque chose d’exclusif à ajouter à votre bio depuis Sept 2010 ?

Deux choses. Je suis papa d’un petit Arsène, âgé aujourd’hui de 15 mois. Et je porte désormais les cravates en laine de feu mon grand-père, décédé en juin dernier. Une naissance, une mort, les deux bornes de l’existence et de la vie.

Pour un lecteur qui ne vous connaîtrait pas mais qui adorerait lire le livre, en premier vous faites quoi ? Vous lui expliquez la signification du titre (pas évidente au premier abord) ou alors vous lui racontez l’histoire en quelques mots très accrocheurs et scrupuleusement choisis ?

Les deux. Je commencerai sans doute par un « pitch », comme on dit en bon Français (sic !), pour éclairer précisément le titre.

Ensuite …quels seraient ces mots ?

« Dieu surfe au Pays basque » est une histoire d’amour vue à travers un double prisme : à travers l’événement douloureux d’une fausse couche, et du point de vue l’homme. Un angle doublement inédit en littérature pour aborder l’amour et la parentalité.

Je ne vous ferais pas l’affront de vous poser la question sur la signification du titre du livre (elle se trouve page 137) en revanche j’ai cherché mais je n’ai pas compris pourquoi il y avait une poupée toute seule dans une chambre sur votre couverture de livre ?

Il faudrait demander à Anne-Marie Bourgeois, la géniale directrice artistique des éditions Héloïse d’Ormesson ! Néanmoins, je peux vous livrer mon interprétation. La chambre de la photo de couverture évoque celle d’une maison de vacances. Mais une chambre vide qui viendrait juste d’être repeinte et qui serait encore en cours d’aménagement pour accueillir l’arrivée d’un enfant – c’est justement ce qu’induit la poupée. Tout semble suspendu dans cette chambre, laissé en l’état, interrompu, comme le sera hélas la grossesse malheureuse de la femme du narrateur. Ensuite, cette poupée, et non un jouet ou une peluche, fait peut-être écho à la fin du roman, où le narrateur devient le père d’une petite fille. Ce que je trouve très réussi dans cette couverture, c’est le contraste entre cette photo d’illustration, plutôt glaçante, et le titre plutôt rigolo, plutôt branleur. L’ensemble suggère que le roman traite d’un sujet grave mais sans verser dans le sordide et le pathos, et peut-être même avec un certain décalage et un certain humour.




Selon vous pourquoi fait-on des romans autobiographiques ?

Parler de « roman autobiographique » est un pléonasme, car tous les romans sont autobiographiques, même ceux qui ne semblent pas l’être. Un romancier nourrit toujours ses histoires et ses personnages avec des bouts de lui-même et de sa propre vie. Deux exemples. Zola, pourtant chantre du naturalisme et, partant, de l’effacement de l’auteur devant les faits, témoigne tout au long de son œuvre de son point de vue, de sa vision du monde. Dans l’incipit de La Bête humaine, la vision hallucinée d’une locomotive décrite comme un monstre écumant de vapeur trahit et traduit le sentiment de Zola envers le développement des chemins de fer à son époque. Rappelons-nous également ce mot fameux de Flaubert : « Madame Bovary, c’est moi ! » Ensuite, il y a des degrés dans l’autobiographie, mais tout texte est autobiographique dans le sens qu’il est nourrit par la vie, la personnalité et le point de vue de celui qui écrit.

Pour se soigner d’une douleur ou d’un bonheur qui peut lui aussi être lourd ?

Non. Il y des divans pour cela. Si l’intention n’est que cathartique, cela relève du témoignage, du journal intime ou de la psychanalyse, pas du roman.

J’ai lu que vous disiez que ce roman c’est 98% autobiographique c’est quoi les 2% restants : - le nom des internes a l’hôpital ou alors - la fin lorsque vous dites ma femme avait mis au monde une « fille » ?

La marge d’invention, dans le texte et dans la structure, qui en fait précisément un roman. En ce qui concerne le fait que le narrateur a une fille à la fin du roman, c’est tout simple : j’ai terminé le manuscrit de « Dieu surfe au Pays basque » quelques jours avant la sortie de « Un hiver avec Baudelaire », en mai 2009. Je l’ai écrit avant « L’Entrevue de Saint-Cloud ». Pour des raisons de stratégies éditoriales, Héloïse d’Ormesson a préféré publier « L’Entrevue de Saint-Cloud » en premier. A l’époque où j’ai termine le manuscrit de « Dieu surfe au Pays basque », je n’étais pas encore père. J’ai donné une fille au narrateur pour lever tout ambiguïté dans son obsession des signes. On m’a d’ailleurs demandé récemment pourquoi, avec la naissance de mon fils, je n’avais pas modifié la fin pour l’y inclure. Mais parce que, justement, c’est un roman ! Et puis, le roman de mon fils n’a rien à voir avec celui-ci. Le sien est beaucoup plus beau dans ses possibilités et ses incertitudes : sa vie.

L’accroche du livre c’est « Echographie d’un père », pour vous les pères sont lâches dans ce contexte-là, une échographie était nécessaire pour démontrer le contraire pour la première fois car jamais fait auparavant ?

Les hommes sont lâches – j’en sais quelque chose ! –, et le narrateur est lâche lui aussi par certains côté, même s’il fait front auprès de sa femme. L’idée de l’échographie d’un père signifie plutôt une tentative de radiographier les sentiments paradoxaux qui envahissent un homme à l’annonce de sa probable et future paternité. La joie d’un côté, et la peur de l’autre. Le bonheur intense lié à cette perspective et l’irrépressible envie de fuir pour ne pas perdre sa liberté et ne pas l’avoir ensevelie sous le poids des responsabilités.
L’originalité, je crois, c’est d’aborder un drame généralement envisagé du seul point de vue féminin – et quoi de plus normal pour une fausse couche ? – du point de vue masculin, car il est l’angle mort et muet de ce type d’événement.

Pourquoi avoir choisi de disséquer l’histoire entre moments présents et passés avec des petits chapitres, comment vous est venue l’idée de construire le squelette du livre ? On ne fatigue jamais on reste en haleine.

Ce rythme et cette alternance se sont imposés d’eux-mêmes. J’ai écrit le roman dans l’ordre, de la première à la dernière ligne. J’avais besoin de bulles d’air pour respirer. Et je trouvais pertinent de mettre en vis-à-vis, en miroir, la naissance d’un amour heureux et une naissance malheureuse puisqu’elle n’aboutit pas. Car, c’est en retrouvant les moments de grâce et d’apesanteur des débuts que, selon moi, on réussit à surmonter le traumatisme que constitue une fausse couche.

Car s’il y a bien une chose que les maisons d’éditions ne veulent plus voir ce sont bien les autobiographies… pourquoi la vôtre est-elle différente ?

Faux. Il n’existe pas de mauvais sujet, aussi autobiographique soit-il, mais uniquement des mauvais traitements. Et je ne suis pas d’accord avec vous sur le fait que les maisons d’édition ne veulent pas, non pas des autobiographies – on parle d’ailleurs aujourd’hui « d’autofictions » – mais des récits ou des histoires au fond plus ou moins autobiographique. Deux titres, deux exemples de gros succès récents de librairie : Où on va papa ? de Jean-Louis Fournier et Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan. J’irai même plus loin : je crois qu’il y a même une demande croissante pour des histoires au fondements fortement autobiographiques. Depuis plusieurs années, je fais beaucoup de salons du livre à travers la France. On me demande de plus en plus si j’ai vécu les histoires que je raconte – sauf pour L’Entrevue de Saint-Cloud bien sûr, puisque cela se passe au XVIIIe siècle. Cette demande des lecteurs constitue une véritable tendance, confirmée par le nombre toujours plus grand de romans s’emparant de faits divers issus de l’actualité. Ce qui me dérange dans ce mouvement, c’est la suspicion qui pèse insidieusement sur l’imagination. Or, je crois qu’on peut dire et raconter des choses absolument vraies en les inventant de toute pièce. Effets de la télé-réalité née au début des années 2000 ? Des réseaux sociaux où l’intimité s’étale parfois avec une impudeur terrifiante ? Je n’ai pas la réponse. Mais je crois nécessaire de rappeler que l’imagination est une voie d’accès privilégiée vers le vrai. Comme le disait si bien Jean Cocteau, et ce pourrait être une définition de la littérature et de l’art en général : « Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité. »

C’est un accident de surf à l’âge de 20 ans, qui vous a conduit à l’écriture (vous aviez d’ailleurs failli rester tétraplégique). Voyons le côté positif, pourrait-on dire que Dieu ne surfait pas pour vos 20 ans, et qu’il était peut-être là à ce moment précis ?

Si, je crois qu’il surfait ce jour-là, et que, Dieu merci !, il surfait la même vague que moi !

A plusieurs reprises vous dites dans le livre « nous avions quinze ans » pourquoi ? c’est toujours l’âge bête ?

C’est l’âge de mon premier amour. Je crois que, quand on aime vraiment, on a toujours l’âge de son premier amour. Et, oui, on est bête quand on aime. Mais je préfère cette bêtise à toutes les formes d’intelligence !

Vous ne craignez pas que votre entourage se réfère tout le temps a votre livre et vous fasse directement ou indirectement le coup de la serviette de plage, du scooter, du premier pas ou autre ? (rires)

Ils le font déjà ! (rires) Et depuis longtemps !

Pages 116-117 c’est incroyables deux pages d’injures formidablement stylées ! ! A quoi pensiez vous exactement a ce moment-là ? Car finalement votre histoire se termine bien vous êtes père maintenant ?

Je ne pensai à rien, justement. Je ressentais. Une rage, une colère et une révolte tripales. Très physique, donc métaphysique.

page 129/130 : je ris aux éclats ! comment réussissez vous tout au long du livre a alterner tristesse, colère, frustration et aussi humour, bêtise, et légèreté : un incroyable cocktail, plutôt digeste !

« L’humour est la politesse du désespoir », disait je crois Boris Vian. C’est une manière d’essayer de dédramatiser. C’est d’ailleurs quand on réussit à rire des événements tragiques qui nous sont arrivés que nous commençons à en guérir. Cela dit, cette manière d’être est constitutive de mon ADN, et notamment de mon ADN littéraire. Je traite toujours les choses graves avec légèreté et les futiles avec gravité. Une déformation XVIIIe, certainement, où l’on préfère rire pour ne pas avoir à en pleurer !

Pouvez-vous nous dire « Qu’est-ce qu’une vie réussie en 2012 ?

Être toujours là. Avoir toujours autant envie. Être père.

Qu’aimez-vous par-dessus tout ?

Ma liberté pour le « que » de votre question. Ma femme et mon fils, pour le « qui ». (Je sais, c’est bateau, mais c’est comme ça !)

État présent de votre esprit ?

Concentré et à l’affût. Comme quand je surfe, l’œil toujours rivé sur la crête de la vague.

Quelle est la dernière question qu’il ne faut pas que je vous pose ?

La dernière, justement !

Y a-t-il une question à laquelle vous auriez aimé répondre et qui n’a pas été posée ?

Dieu est un surfeur, certes ; mais est-il un homme ou une femme ?
Réponse : une femme, évidemment.

Harold, avez-vous une ou plusieurs questions à me re-poser ?

Pourquoi être partie à Londres, vous ne voulez pas revenir à Paris ? (car, oui, vous manquez, chère amie…)

Shadi Biglarzadeh : Cela me va droit au cœur ! Merci cher ami. Paris m’a fatigué après m’avoir –certes– donné de belles satisfactions. Londres plus cosmopolite me sied parfaitement. Ici le prénom Shadi est presque banal (grande communauté indienne et perse), c’est absolument incroyable. On ne me fait jamais répéter mon prénom et on ne me demande presque jamais d’ou je viens, quand la France en sera la je reviendrai vous faire la bise !

Enfin, pourquoi avez-vous accepté – encore – cet entretien avec moi ?

Je pense que j’ai sévèrement pris goût aux questions « Shadiennes »…



lundi 27 février 2012

American Academy Awards, le cru des Oscars 2012 , un Millesime

jeudi 9 février 2012

Facebook bientôt le déclin d'un empire américain ?

Mon post sur Facebook et le déclin que je pense arriver ou qui est meme deja arrive depuis 2009 vu que beaucoup de chiffres circulent et pour éviter toute polémique entre Community Manager je ne délivre pas de chiffres enfin pas ici, donc Facebook on se demande toujours a quoi ça sert enfin je me le suis toujours demande ! L'article du 09/02/12 ici =>http://www.frogvalley.net/accueil/

vendredi 3 février 2012

Courtesy : Corey Lowenstein / Raleigh News and Observer / MCT / Getty Images - An Amazing shot of a Copying of MonaLisa di Leonardo da Vinci. Via TimePHOTOS the Replicas of Mona Lisa

jeudi 19 janvier 2012

The Shadi Daily is out ! sur Paper.li

dimanche 1 mai 2011

V&A Museum-South Kensington/London

10 a 15 mn de bus a peine et quelques photos au musée V&A de South Kensington une vraie petite merveille.
A ne pas manquer l'exposition "The Cult of Beauty" du 2 Avril au 17 Juillet 2011

Et quelques photos ci-dessous prises dans le salon des sculptures. Beaucoup d'inspirations françaises et grecques, et une diffusion intelligente de lumière naturelle de part et d'autre de chacune des salles de l'exposition.






dimanche 9 janvier 2011

Des nouvelles !

Depuis l'interview d'Amélie Nothomb ce blog était en manque d'interviews, je l'admets.
Mais il n'est pas évident de mener de front des activités de blogueuse, de Community Manager en culture, mais aussi de chef de projet à Londres. Cela dit mon choix a été vite fait, depuis toujours. Au lieu de faire du contenu pour faire du contenu, toutes mes chroniques sont exclusivement des coups de coeur. Aucune contrainte, aucune critique mordante, car ça, je ne sais pas faire!

Le mois de Décembre m'a fait hiberner, mais pour rester encore sociable j'ai invité des amis à dîner chez moi... et dans la petite dizaine de livres reçus dernièrement, il en est un qui a reçu tous les suffrages du titre le plus attrayant parmi mes convives, c'est le livre de Pierre Szalowski "Le froid modifie la trajectoire des poissons" ! (sorti en Août 2010 aux éditions Héloïse d'Ormesson).

C'est donc tranché le prochain à passer aux aveux pour Shadi's Blog c'est Pierre S....qui a le grand mérite d'avoir un nom encore plus compliqué à prononcer que le mien, bravo Pierre !

J'ai aussi beaucoup apprécié le livre "En attendant Robert Capa" (grand photographe) de Susana Fortes sorti en Janvier 2011 aux Editions Heloïse d'Ormesson. Forcément, parler de photo, dans un livre, tous les ingrédients étaient réunis pour me mettre en appétit! "Une ode à la liberté de pensée d'après une histoire vraie".

Il y aussi "Hotel Argentina" de Pierre Stasse sur fond d'amérique du sud que je connais peu, donc à découvrir. Pierre que j'ai interviewé en 2010 ( ici ==> "les restes de Jean-Jacques " ) ne perd pas de temps. Un an après les restes, "Tout brûle à Buenos Aires", au coeur de l'été argentin, ce livre raconte l'itinéraire d'un jeune voyageur dans une famille divisée par les secrets. A suivre donc, avec intérêt.

Et comme toujours allez à l'opéra, voir des ballets, faites de jolies photos, lisez de grands livres et surtout défendez de belles causes celles qui vous enchantent!
Belle et heureuse année 2011 !

dimanche 28 novembre 2010

Leonardo DiCaprio s'engage pour les tigres, race menacée

Les tigres sont une merveille, mais une merveille en voie de grande disparition.
Certes, il y a des milliers de causes charitables, et des milliers d'occasions de s'engager activement pour aider une cause.
Après avoir très très modestement oeuvré pour l'UNICEF il y a longtemps (mon idole Audrey Hepburn y était pour beaucoup), maintenant c'est Leonardo di Caprio qui attire mon attention sur l'espèce menacée que sont les tigres, une des famille d'animaux parmi les plus magnifiques.

Le grand Leo a donné 1 million d'euros pour sauver cette race, mais que fait Jobs le big boss d'Apple qui a déjà choisi depuis des années "Tiger" comme symbole de son système d'exploitation. Puis Léopard, et maintenant peut être Lion... serait il heureux d'apprendre qu'il n'en reste plus que quelques milliers en liberté sur la planète. Vont ils oser changer le nom de leur système d'exploitation une fois la race définitivement disparue?

On peut certes comprendre qu'Apple ne veuille répondre à aucune sollicitation RP quelle qu'elle soit mais là une petite réfléxion serait bienvenue cher S.Jobs !

A hundred years ago there were 100,000 tigers in the wild. Today there are as few as 3,200

Le site de la fondation Leonardo DiCaprio : http://www.leonardodicaprio.org/

Le site de WWF "save tigers now" : http://www.savetigersnow.org/

samedi 6 novembre 2010

Un Jaguar

Une photo juste magnifique via le National Geographic Society http://www.nationalgeographic.com
Un rêve de toujours être photographe pour le National Geographic Wildlife, les photos sont évidemment sublimes mais pas seulement, originalité et imagination sont aussi deux caractères fondamentaux du bon photographe animalier.


PS : Si vous souhaitez télécharger cette photo, un conseil d'ami, n'oubliez pas le Copyright et le code de bonne conduite avec les photographes !

lundi 25 octobre 2010

Quelques photos prises le 23/10/10 à Paris













© Shadi Biglarzadeh Tous droits réservés

mercredi 13 octobre 2010

13 Octobre 2010 - Interview d' Amélie Nothomb, pour "Une forme de vie" chez Albin Michel

Un entretien abouti avec Amélie Nothomb est un moment d’émotion pour tout journaliste non professionnel. On connaît tous la relation privilégiée qu’elle entretient volontairement avec ses lecteurs.

Mais je ne la connaissais pas, pire, je ne l’avais jamais rencontrée.

Dans l’entretien qu’il m’a accordé en Août 2010 pour son dernier livre, Harold Cobert l’a citée : « (...) En terminant mon livre Amélie Nothomb m'a écrit ce mot : Mirabeau c’est Harold Cobert s’il avait été laid (...) ».

C'est à ce moment précis que j’eus l’idée de l’interroger elle aussi !

Il a suffit d'une rencontre et ce fut la bonne !

Pour « une forme de vie », Amélie Nothomb est à nouveau en première sélection pour le Goncourt 2010.


4è de couverture du livre : « Ce matin là je reçus une lettre d’un genre nouveau »

Shadi Biglarzadeh : Bonjour Amélie Nothomb ! Depuis 2005, en introduction je pose toujours des questions courtes et un peu bizarres, alors dites-moi, êtes-vous

  • Soldat Mapple ou Soldat Ryan ?


Le Soldat Ryan est très bouleversant, mais vous comprendrez que je dois épouser ma cause, et c’est pour cela je choisirai le Soldat Mapple ; j’ai mis plus de moi dedans et ce, pour des raisons évidentes !

  • Ryōan-ji ou Kinkaku-ji ?

Là vous me posez une grosse colle. Les deux sont sublimes. Cependant à choisir je choisirai le Kinkaku-ji car il est plus littéraire mais votre question est vraiment vache.

  • Stylo bille ou stylo plume ? et de quelle couleur ?

Stylo bille, et plus précisément Bic Crystal bleu. Vous savez ce qu’il faut m’offrir maintenant !

  • Beth Dito ou Annie Lennox ?

Je dois avouer que vos questions ne sont vraiment pas faciles ! Bon, pour des raisons biographiques personnelles j’adore Annie Lennox. Cela dit j’ai aussi grande tendresse pour Beth Dito mais puisqu’il faut choisir ce sera Annie Lennox.

  • Diamants ou chocolats ?

Oh ! Mais pourquoi choisir encore une fois ! J’adore le chocolat mais les diamants ont l’air vraiment très sympas même si je n’en ai jamais eu. Et pourquoi pas un diamant en chocolat ou un chocolat fourré au diamant ? Pourquoi devrait-on toujours choisir chère Shadi !

Amélie Nothomb, qui ne vous connaît pas ? Même ceux qui n’ouvrent jamais un livre connaissent votre nom ! Mais, pour « aider » ceux qui ne vous connaitraient pas bien à mieux vous connaître.., pourriez vous nous donner quelques informations sur votre parcours, d’où sortez vous ?

Je suis une Belge née au Japon, de parents belges, enfance et adolescence en extrême orient, je suis une exilée. Arrivée en Europe à 17 ans, publié le premier roman à 25 ans et j’en ai 43 donc j’en publie un chaque année ce qui est complètement dingue.

Vous avez publié 19 romans officiels (et en tout déjà écrit 70) chez Albin Michel, l’année prochaine ce sera le 20è, comme un anniversaire tout rond ! ça représente quelque chose de particulier pour vous ?

Non je voudrai que non ! Parce que du haut de mon grand âge j’ai remarqué que ces années rondes ne changent rien de spécial en fait. Quand j’ai eu 30 ans puis 40 ans je m’attendais à ce qui se passe une révolution, et cela n’a pas du tout été le cas… alors…

Pour en revenir à « Une forme de vie » votre tout dernier. Il s’agit donc de l’histoire d’une correspondance épistolaire entre vous (la vraie Amélie Nothomb) et un soldat américain 2nd grade (Melvin Mapple) affecté en Irak, et devenu obèse au front. Pour se soulager il croit qu’en vous écrivant il pourra extérioriser sa souffrance et vous faire réagir sur les réalités terribles du monde actuel. S’ensuivent des tas de phrases Nothombesques très hilarantes et justes. Mais malgré tout, pourquoi un sujet aussi « touchy » ?

Car c’est un sujet terriblement important qui ne concerne pas que les irakiens et les américains bien que cela fasse déjà beaucoup de monde, mais cette guerre concerne le monde entier.

Cette guerre est une monstruosité et une erreur politique colossale dont on continuera à payer longtemps les conséquences. Comment l’éviter ?

Y avait il une raison particulière à sortir ce livre là, maintenant ?

C’était le 66è livre que j’ai écrit en 2009 précisément. Et il est donc logique que ce livre sorte maintenant, sachant que la guerre en Afghanistan est toujours d’actualité ainsi que l’obésité.

Dernièrement une amie italienne à qui j’ai passé « Stupeurs et tremblements » et qui ne vous connaissait que de nom, a été absolument enchantée par votre écriture et elle m’a posée une question à laquelle il m’a été difficile de répondre mais peut être vous pourriez m’aider ?
« Est ce que tous les livres d’Amélie sont teintés d’humour abordant des sujets très originaux, et comment résumer tous ses livres en un mot, parce que je ne sais pas si j’aurai le temps de tous les lire ! ? »

Si j’ai écrit tous ces livres c’est justement parce qu’il n’est pas possible de résumer mon propos à un seul mot. Maintenant est-ce qu’ils sont teintés d’humour abordant des sujets très originaux, ma foi je n’en sais rien mais ce que je peux vous dire c’est que je les ai tous écrit de la même façon.

Ca y est vous êtes encore une fois sur la première liste du Goncourt 2010 ? Si jamais vous l’obteniez un jour, cette année ou une autre année, serait-ce pour vous le moyen de ne plus publier tous les ans ? ou pas du tout ?

Soyons clairs chère Shadi, je n’aurai pas le Goncourt ! et je suis prête à parier tout ce que vous voulez ! C’est sympa d’avoir le Goncourt, mais ce n’est pas mon but. Ceci dit, quand bien même je l’aurai, ce n’est pas ça qui ferait que je ne publierais pas à mon rythme !

Vous êtes une des rares à avoir su déclencher haine et passion dans la littérature contemporaine, est-ce qu’un jour vous avez l’intention de faire une pause ?

Si je dois en faire une, j’en ferai une certainement, mais je ne me forcerai surement pas !

J’ai eu la chance d’aller 2 fois au Japon, et même voyager à travers le Japon que je trouve splendide, qui y a t il de plus japonais en vous ?

Ce qu’il y a de plus japonais en moi, c’est mon « obsession de l’harmonie entre les humains ». Mes livres ne cessent de décrire des situations dysharmoniques entre les humains, et cela me traumatise. Alors, c’est pourquoi j’essaie de régler la plupart de mes problèmes par écrit pour au moins comprendre comment ça marche.

Comme vous y êtes née, avez vous la nationalité japonaise ou belge ?

J’ai la nationalité Belge. Car vous savez la nationalité japonaise est très difficile à obtenir, surement la plus difficile à obtenir au monde ! car il ne suffit pas de naître au Japon pour devenir Japonais. La nationalité la plus difficile à obtenir sur terre je crois.

Quelle est la part de vous dans vos romans en général, même si ils ne sont pas autobiographiques ? hormis les photos de couverture

La part est énorme !

En fait, mes livres fictifs déclarent la part indicible de mon autobiographie. Dans les fictifs je ne vais pas être reconnue alors je dis clairement le fond de ma pensée, et je me lâche. Dans les livres autobiographiques je vais être reconnue, alors je n’en dis pas trop.

Pouvez-vous nous dire « Qu’est-ce qu’une vie réussie » ?

Une vie totalement vécue dans toutes ses dimensions, professionnelles, amoureuses, amicale, politique, physique etc…

Qu’aimez-vous par-dessus tout ?

La musique

État présent de votre esprit ?

La curiosité

Quelle est la dernière question qu’il ne faut pas que je vous pose ?

Ma foi je n’ai aucun tabou !

Y a-t-il une question à laquelle vous auriez aimé répondre et qui n’a pas été posée ?

Non, je ne vois pas !

Amélie, avez-vous une ou plusieurs questions à me poser ?

Mais oui chère Shadi, que signifie votre si beau nom ?

Shadi est un terme persan qui signifie la "joie", la gaieté au sens large. Il est fréquemment utilisé en poésie persane, c'est d'ailleurs de là qu'il vient. Dans d'autres pays, comme l'Inde, il signifie mariage et est également assez répandu.

mardi 28 septembre 2010

Chroniques et interviews à venir


Tout d'abord la star des écrivains francophones, Amélie NOTHOMB m'a très gentiment accordé une interview pour son dernier livre "Une forme de vie" et plein de confidences...
L'interview est encore en mode draft, mais sera publiée pour Octobre 2010.

Je n'ai pas encore terminé les livres suivants qui seront progressivement chroniqués :
  • " Le froid modifie la trajectoire des poissons " de Pierre Szalowski , Editions Héloise d'Ormesson
  • " Le confident" d'Hélène Grémillon, Editions Plon
  • " il tempo che vorrei", de Fabio Volo, Edizioni Mondadori

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